Un fragment écrit en bambara

a ka jé

o de kama a ka jé

                nin wagati la fana a ka je

  sumabali

dia suma glén   bouroudioubali be      
    

                         banbali

Lorsqu'il est prononcé

Traduit en français

               c’est blanc
 blanc
                 maintenant en ce moment aussi

                       c’est blanc 

                sans ombre
     ombre sans origine

                                   sans fin

Informations sur sa langue

le bamanankan (bambara) est une langue mandingue appartenant à la grande famille Niger-Congo parlée essentiellement au Mali, où elle sert de langue véhiculaire entre tous les maliens. elle est parlé aussi en Côte d’Ivoire, Guinée, Gambien Mauritanie, au Sénégal et au Burkina Faso

langue tonale, les différences de hauteur dans la voix notent des sens différents. langue SOV (sujet objet verbe)
Woyo Couloubayi (REF) a créé un 1930 le masaba, un alphabet bambara de 123 caractères (REF), mais la mbambara est écrit depuis les années 70 en alphabet latin modifié, où les accents indiquent la hauteur de tonalité. à noter qu’il existe une communauté qui utilise l’écriture n’ko (REF) pour noter la langue

il n’y a pas de genre, pas de conjugaison, les marques de temps sont apportées par des prédicats placés après le sujet

Sa typographie (open source)

SVG EOT TTF WOFF

Comment il a été composé

a ka jè c'est blanc

alors, c'est blanc
(alors ??) a ka jè

nin wagati la (maintenant, en ce moment) fana (aussi) a ka jè (c'est blanc)

sumabali (ombre sans) suma  bali

l'ombre est sans origine
dia suma glén l'ombre bouroudiou-si (bouroudiou : origine et -si (signe de la négation))

ou -bali sans +  (est, état)

banbali : sans fin, éternel

mun do qu'est-ce que c'est ?


n'tè sé ka fèn caman fò fòlò je ne peux pas encore dire grand chose

sisan nin fèn saba tora maintenant ces trois choses sont restées

mānkân bruit
yéréyéréli tremblement
et ani
fân puissance

partout yorobé

des frontières diamani-dan u (u marque du pluriel)

diamani-dan / caman frontière / beaucoup  être (ou ka comme dans a ka jè)

alors que dans le monde premier (celui d'aujourd'hui aussi)
tout est dans le même espace
>
onataôta (pourtant) kono (dans) folo (premier) monde (diyèn),
(qui est aussi le monde d'aujourd'hui = diyèn bi ((aujourd'hui) min (qui)

 fanan aussiêtre = état

bèè tous, toutes les (se place après le mot)
toutes les choses = fén bèè (ou alors fén u bèè (mais le u n'est-il pas redondant, puisque bèè marque le pluriel ??)
kono fanan tiémantié (milieu (??)

sɔɔni bientôt

a ka jè c'est blanc
ouélésabélé a ka jè c'est encore blanc (à nouveau)

alors nous portons la terre et la mettons en tas

> (alors ???)
> otéménéko (ensuite) am bè bògò doni ka to nous portons la terre et la mettons en tas

 

onataôta témén-yoro u pourtant des passages (u marque du pluriel)
don-ô-don (toujours)
tié diyèn u (entre les mondes ???)
(il y a)


de là vient le vent

fogno na (le vent vient) de là ??
jumèn-kaw = de quel endroit ??
d'où vient le vent > fogno jumèn-kaw na

sur ses traces a no na


l'inquiétude monte lentement

siran inquiétude dogodogoni lentement kounbaba grand  devenir

> "devenir grand" pour "monte"

tout est cicatrice

diélifon cicatrice chiâma nombreux ko choses u (marque pluriel) ka (état = être)


il n'y a pas de distance entre les choses

founantié distance si sans kow choses (pluriel) tié entre ka (être=état)

distance sans choses entre état